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Hommage aux commerçantes rochefortaises pour la Journée internationale des droits des femmes.

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Le 8 mars, c'est la Journée internationale des droits des femmes. Une journée pour lutter contre les inégalités, les stéréotypes mais aussi pour clamer le droit de chacune… Pour célébrer cet évènement, la ville et l’agglomération de Rochefort mettent en avant les femmes commerçantes du Rochefort des années 70 et 80 qui ont marqué la vie de la ville.

 

 

 

Ginette Clare

Ginette Clare, née Fildart le 23 décembre 1924 à Paris, s'installe avec sa famille à Fouras pendant la guerre. Elle y rencontre son futur époux, le Rochefortais Raymond Clare. Les parents de ce dernier, Gaston et Lucienne Clare, tiennent depuis 1939 un commerce d'articles de pêche,19 rue Cochon Duvivier. En 1981, Ginette reprend le flambeau. Elle apprend tout de la pêche et continue son activité jusqu'à presque 80 ans ! Ce commerce devient au fil des ans un véritable musée. En poussant la porte de ce lieu, c'est toute l'histoire de la pêche côtière que Ginette divulgue à ses clients. Quand elle ferme définitivement le magasin en 2003, Ginette CLARE tourne une page de l'histoire de la vie quotidienne des Rochefortais. Elle reçoit alors la médaille de la ville. Elle nous a quittés le 18 avril 2016. Une plaque installée sur le mur de la maison permet de ne pas oublier.

crédits photos : fonds numérique Clare

Emilienne Daubinier

Émilienne Daubinier, née Marcial, voit le jour à Nice le 15 août 1930. Son père Melchior Marcial, crée en 1932 l'entreprise Flèche-cars à Saintes, puis à Rochefort, au 12 rue Cochon Duvivier. Émilienne grandit à Rochefort et à la mort de leur père, en 1975, elle et son frère reprennent les rennes (ou plutôt les chevaux) du commerce de transport. Elle s'occupe du bureau et lui de la conduite des véhicules. Au départ, ils sont les seuls à assurer la liaison entre Saintes et Rochefort. Après guerre, le tourisme se développe et ils proposent des excursions ainsi que des voyages scolaires. Madame Daubinier voit alors du pays. L'entreprise est vendue à Océcars en 1981. Par la suite, elle achète une agence de voyages rue Peltier. Encore aujourd'hui, Madame Daubinier se souvient : "...comme il n’y avait pas de voitures, les gens prenaient le car… ils montaient même sur la galerie ! ... les jours de marché, les animaux vivants qui allaient être vendus étaient du voyage !"

crédits photos : fonds numérique Daubinier

Micheline Dubois

Micheline Dubois, née Grimaud le 24 décembre 1921 à Rochefort, commence à travailler dès 14 ans. Elle enchaîne plusieurs boulots, chez M. Bonnis, un marchand de chaussures, chez M. Valade comme vendeuse place Colbert, puis chez Zodiac. Sa sœur tient un Docks (enseigne  d'épiceries de quartiers) à Marennes. Elle va parfois l'aider. Dans les années 1940, elle devient marraine de guerre et correspond avec son filleul, un parisien. Ils se rencontrent, c'est le coup de foudre et se marient en 1946. Ils vivent un temps sur Paris puis reviennent à Rochefort où ils prennent un Docks au Pont Rouge, à la Cabane Carrée. Elle témoignait "Le Docks n’existe plus. Je l’ai tenu 35 ans, à partir de 1946". Par la suite, les Coop sont apparus et les Docks ont disparu petit à petit dans les années 1980. Micheline est décédée en 2015, beaucoup de Rochefortais se souviennent d'elle.

Crédits photos : fonds numérique Dubois, Texier, Moreau

Suzanne Dudoignon

Suzanne Dudoignon, née Lérideau en 1902 et décédée en 1960, reprend le commerce familial dès 1920. Elle vend les lavagnons, crevettes et sans-sel » (sardine), pêchés par son père à Marennes ou à La Rochelle. Elle sillonne également les rues de Rochefort à l'aide de sa charrette à bras en criant "À la sans-sel !".
En 2009, le service des archives rencontrait sa fille Ginette qui se souvenait "les jours de contre marché, j’accompagnais maman dans ses tournées avec la baladeuse rues Gambetta, Chante-Alouette, jusqu’au Petit Marseille  Les gens nous attendaient ; le matin, on vendait le poisson et le soir la sans-sel".

Crédits photos à mentionner avec les images : fonds numérique famille Donce
 

Gilberte Rateau

Gilberte Rateau est née à Toulon le 21 avril 1916. La famille est originaire de Soubise mais pendant la première guerre mondiale, son père est envoyé à Toulon, où il part avec femme et enfants. En 1918, ils reviennent à Soubise et il reprend son travail de passeur au bac. À sa mort en 1929, Gilberte et sa mère Marie deviennent marchandes de poissons. Puis vers 1935-39, elles tiennent une alimentation rue Lefèvre. Gilberte fait son apprentissage dans le magasin de tissus Fouchereau, rue de l'Arsenal. Elle épouse Robert Pacau en 1935 puis travaille chez Prisunic pendant la deuxième guerre. Gilberte devient gérante du Bar du Marché, 125 rue Thiers, de 1953 à 1960. De 1961 à 1963, elle prend la gérance du restaurant Gaud, qui deviendra l'Espadon, 141 rue de la République. En 2020, Daniel Pacau, son fils, ancien élu de la mairie de Rochefort, prête pour numérisation aux Archives Rochefort Océan les photographies de famille en plus de confier son témoignage.

Crédits photos : fonds numérique Pacau

En savoir plus :

"Les femmes à l'honneur" en mars au musée Hèbre

Les Archives Rochefort Océan